

Oosaka. Sans commentaires particuliers pour le moment.







19 ans lors du voyage, frais, japonisants, fans, et tout et tout... voilà quelques archives d'un trip trippant de bout en bout...







edit : photos du Hôryûji
平成十八年八月九日(水)
Le plus tard arrive plus tard que prévu. Peu importe. Je continue ma chronique. La gare où je suis allé, c’est 草津 (kusatsu). Je l’ai choisie pour sa proximité géographique de 琵琶湖 (biwako, lac Biwa). Sur le chemin, alors qu’il faisait presque nuit, à travers les grandes fenêtres ultra propres du métro, j’ai pu deviner au loin le lac. Et puis bon... zut en fait, parce que 草津 (kusatsu) ne semblait pas si bien située. En fait aussi, j’n’avais pas de plan du métro et puis l’envie de marcher, le soir, seul, pour voir au hasard un endroit du lac, cette envie m’était passée. Alors je suis tout de même descendu et j’ai commencé à arpenter le quartier. Hmm. Quelques galeries, deux trois buildings mais voilà tout. Et surtout, PAS UN RAT. Et mon estomac qui râle. J’ai donc cherché un restaurant. Allant toujours par où mes pieds me guidaient. En s’éloignant du quartier commercial, je suis allé dans une rue du genre déserte. Au fond, un dortoir, probablement une impasse, et à l’entrée, deux boutiques, et un méga building d’où personne ne sort et où personne ne rentre... Derrière, un hôtel de catégorie moyenne. J’avance jusqu’à ce moment où je sens que ça ne pourra qu’être plus un dortoir... Avant tout ça, j’avais vu un seul restaurant. De toute façon, j’y allais. Mais avant ça, j’ai eu la chance de tomber sur un de ces サラリーメン (salary men), qui rentre d’on ne sait où et qui veut manger un bout .
Je lui ai donc demandé, le voyant faire halte devant la maison, s’il connaissait. Je n’ai pas bien saisi la réponse, mais en tous cas, je sais que j’ai pas mal bafouillé avant de pondre une phrase qui me satisfît. Et hormis ça, je n’ai pas bien saisi toutes ses répliques. Ce qui m’a gêné, c’est que je ne parvenais pas bien à distinguer les affirmations des interrogations... Bref, finalement, on s’est dit : « じゃあ、食べましょう! ».
La maison proposait les assises traditionnelles japonaises et des sièges. J’ai dit que ça m’allait si on n’utilisait pas les chaises.
Bref, je me suis un peu présenté, avec beaucoup de mal, et très souvent, mes phrases ne ressemblaient qu’à « Je, enfin euh moi, vous et avec, par exemple, si nous mangions, il ne faut pas, absolument, euh tu, n’est-ce pas seulement ça ? ». On a mangé des choses différentes, et il a commandé de la bière. De la Asahi (draught beer). J’ai appris à le servir, j’ai été servi. On a mangé, discuté lentement et tout en japonais, et de façon à peine constructive, mais d’une la bière était bonne, de deux, j’étais ravi de manger avec un jap., de trois, le plat était bon et enfin, lui, était patient. Bonus pour la fin : non seulement, j’ai pu lui filer ma carte de visite, mais en fait, il m’a offert le repas. J’étais heureux. En plus, je riais en repensant au challenge que Pierre avait lancé : ‘s’agissait de se retrouver le plus vite possible avec un jap. pour manger. Alors je riais parce que j’avais réussi et parce que je voulais vraiment savoir comment ça s’était passé de son côté... Après le repas, donc vers neuf heures, je me suis assez simplement redirigé vers la gare. J’ai pris un train pour 京都駅 (gare de kyôto), comme d’habitude. On était dimanche soir et j’ai vu deux japonaises habillées comme pour sortir. En plus comme elles allaient à 京都 (kyôto), ça collait vraiment. Sauf que le Japonais qui m’avait invité m’a dit qu’en fait, il revenait d’un petit WE en avion à 四国 (shikoku) et que le lendemain, il partait travailler, et que, pour la nuit, il resterait dans cet hôtel (de catégorie moyenne) à 草津 (kusatsu)、¥6000 la nuit. Donc bon, étrange pour les filles du train. Quoi qu’il en soit, je suis rentré entier et j’ai commencé à écrire un de ces longs logs d’il y a quelques jours. C’était en attendant Pierre qui m’a fait trop délirer. Il avait fait mieux que moi pour la rencontre. Genre en déambulant dans les arcades, en passant devant un Starbucks, il a vu à l’intérieur, une fille qui lui paraissait triste. Et (tête brûlée ?), il est entré et lui a demandé en Anglais si elle l’était. D’après ce qu’il a compris, elle venait d’être lâchée par son mec, et voilà, elle tuait un peu de temps au café. Pierre, avec un mix nippo-anglais a réussi à passer la soirée avec elle. ‘Z’ont mangé ensemble et Pierre l’a raccompagnée vers chez elle. Et là, c’est drôle, parce que c’était aussi près de 琵琶湖 (biwako). Dommage que le nom de la station ne lui soit pas resté en tête... haha.
Bon bref, la boucle pour Kyôto est terminée. Le lendemain, on est partis de J-Hoppers avec le sourire, nous séparant jusqu’au 10 et voilà. Heidi a choisi d’aller à Shikoku, au Nord, sur une plage ; Pierre a dit qu’il pouvait aller à Ôsaka, et quant à moi, je me suis décidé pour 奈良 (Nara).
J’ai pris un train local.
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et je n’aurais pas dû. Le trajet m’a pris une heure et demie... et puis bon, ensuite, en sortant de la gare JR à 奈良 (Nara), j’ai marché au flair pour l’auberge de jeunesse.
Au flair jusqu’à un moment où, alors que j’étais dans une rue ù je sentais qu’il fallait que j’aille tout droit, je demandai à un homme dans une voiture, mon chemin.
Et bien sûr, c’était tout droit. Enfin, à 200 mètres de l’Auberge (au Japon, en ville, 200m, ça veut souvent dire une dizaine de tournants), j’ai demandé mon chemin à un facteur qui passait par là, en plein après-midi. enfin, je l’ai trouvée, cette auberge. Sympathiquement située et sinon, architecturalement, je garde la description d’un de mes guides : ‘bloc de béton anonyme’.
En entrant, j’ai eu affaire à une dame dont la gentillesse m’a marqué. Bon bref, après la paperasse habituelle, et quelques explications claires, je vais poser mes affaires dans le dortoir où il y a déjà les affaires de quelqu’un.
Peu après, un groupe de lycéennes arrive, et enfin, juste après, dans mon dortoir, c’est un homme d’une bonne cinquantaine qui entre. Sans tarder, il fait connaissance avec moi, et comme je dis encor à beaucoup de gens, je ne sais que parler un peu Japonais. Bref, il me demande ce que je veux faire à Nara. Et moi de lui dire : « eeeee to »... C’est vrai, je ne savais vraiment pas quoi y voir. Déjà, la responsable à l’accueil m’a demandé si je savais à propos du Light-up au 東大寺 (tôdaiji)... Je n’ai que pu répondre à une série de ces questions-là par la négative. En tous cas, à la fin, je savais qu’il fallait que j’aille voir ledit light-up. Le soir venu. Sachant que le curfew est à 22 :30. Après maintes discussions où j’arrivais à peine à saisir les mots, hm et après le bain, et le dîner, je suis allé à pied là où il y aurait ce light-up, avec un Japonais, à vrai dire, cet autre Japonais de ma chambre. Jeune. Seize ans. Il m’aurait fallu mon reflex traditionnel argentique si j’avais voulu faire des photos. En tous cas, ce light-up, c’était vraiment beau à voir, agréable à vivre. Avec les daims qui se promènent... le daim... le daim... héhéhé.
Des lampes par milliers, posées par terre, dans les environs des complexes de temples. Enormément de gens, et puis des chevreuils 鹿 (ou des daims ?) très gentils x-] . Sans ça, il faisait très chaud. Le lendemain, j’ai décidé d’aller voir 法隆寺 (Hôryûji). Entre temps, devait y avoir un 台風 (taifû)...
Mais non. Il faisait quand même bien couvert jusqu’à 10h30... Après quoi, à nouveau un soleil magnifique. J’étais déjà dans la zone de 法隆寺 (hôryûji) ; j’étais déjà en train de me perdre. Je ne sais plus trop comment, mais après un grand tour, j’ai retrouvé ma route. Et je suis arrivé à ce temple.
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