



edit : photos de Nara et des complexes de temples
平成十八年八月十四日(月)
[j’avais cru pouvoir faire ça d’un trait...]
A Sendai, c’est simple, on a trouvé l’auberge et on s’est, pour tout dire, incrustés...
Pas de résa, rien du tout et quand même l’hospitalité. Le gérant a accepté de nous loger. Heidi était en dortoir normal et nous deux, Pierre et moi, en dortoir type Guest Room.
Qui dit Guest room sous-entend tarif approprié. Mais finalement, lorsque l’on a annoncé que l’on restait pour trois nuits, le gérant nous a tous mis au même prix. Celui des dortoirs classiques (traditionnels quand même dans cette auberge). Ok, merciii, alors on s’est installés, on a un peu profité du design intérieur (style Ryokan). Pierre a pris son premier 風呂 (furo, bain tradi.). Après quoi, on est allés manger à l’extérieur, dans un restaurant très sympathique, mais à l’addition salée sur la fin... la charge de service était fixe... ¥315 chacun, en plus... dites donc... Rentrés avant le curfew, on est allés dormir sans histoires... Sauf qu’on a dormi un peu trop longtemps. Genre on a débordé de 30 minutes, Pierre et moi, sur l’heure du check-out. Pierre véner. ‘veut plus avoir de contraintes de lever, coucher, etc. pour la suite. Mais bref, on est sortis tous trois à l’arrache pour le centre de Sendai où l’on a vagabondé dans les boutiques, où chacun a acheté quelque chose. Plus tard, vers seize heures, on avait sérieusement faim et on a goûté un MOS Burger. Petits sandwiches, mais goûts plus variés que chez MacDo. Bref, à tester. Prix bien sûr très abordables. On a ensuite marché assez loin dans la ville jusqu’à atteindre la rivière. L’on s’y est assis, l’on a grignoté ce qu’on avait et puis on s’est redirigés sur l’auberge.
L’on y a mangé râmen et autres. On a découvert, Pierre et moi, deux nouveaux hôtes dans notre chambre. Un Japonais normal. Et l’autre, moins. No big deal. On a discuté un peu avec le normal, qui avait une expérience conséquente des voyages, et qui comprenait bien certaines choses, liées à la pratique de la langue, etc.
Ensuite, quand il s’agissait de se coucher, le Japonais moins normal (qui s’était enfilé, hormis ça, un litre de bière) nous a dit « I may be a bit noisy ». Chouette, un ronfleur. Pierre qui riait du fait que je n’allais que probablement mal dormir est celui qui a le moins supporté ce monstre. Sérieusement, c’était énorme. Si l’autre Japonais touriste n’avait pas été là, on se serait occupés de l’usine à gaz, là, nuisance sonore véritable. C’est pas croyable : le bonhomme ronflait pareillement fort quelle que fût sa position.
J’ai certes eu du mal à bien dormir, mais c’est bien Pierre qui n’en pouvait plus. Ah, au fait, ce jour-là, lorsque l’on était tous sur le retour, je me suis rendu compte que j’avais paumé ce que j’avais acheté, comme cadeau, le jour même. Une partition de Joe Hisaishi. Gneuh. Trop véner. A l’auberge, j’ai demandé comment on désignait un livre de partitions et c’est きょうそくほん (kyôsokuhon)。
Mes plans du lendemain étaient fixés. Alors que Pierre et Heidi partaient pour 松島 (matsushima), je partais sur Sendai, refaire le même chemin que le jour précédent, pour retrouver ma partition. Et voilà, c’est au Mos Burger qu’elle m’avait échappé. Je pouvais désormais dire que je fais partie de tous ces gens qui ont une histoire à raconter sur un objet perdu puis retrouvé aisément. Je ne savais pas trop où je pouvais rejoindre Heidi et Pierre, alors, j’ai préféré rester et découvrir d’autres boutiques et magasins sur Sendai. Je suis passé par Yodobashi mais il était sensiblement moins agréable qu’à Ôsaka.
Une fois rentré à l’auberge, j’ai vu qu’il y avait pas de nouveau monde... je me suis un peu occupé, et Heidi et Pierre n’ont pas tardé. en fait il avaient été surpris par le temps. Le matin, il faisait beau... jusque dans le train. Et apparemment, ça s’est couvert et il a plu avant d’arriver à Matsushima... Dommage pour eux. Moi, j’étais content pour ma partition et je l’ai dit au gérant, qui m’a remercié de lui avoir donné des nouvelles.
Ensuite, bon, j’ai passé du temps sur le web, avant de manger des râmen avec mes deux compagnons.
‘Z’ont voulu me faire croire qu’ils étaient pas sobres. Moi, j’ai juste vu une excitation peu commune et du charriage en force. Après tout ça, ‘s’agissait éventuellement de se préparer à dormir, vu que c’était notre dernière nuit... Les deux sont partis se coucher. Ah, au fait, cette fois, dans notre chambre, un père et son fils. En provenance d’une ville entre 大阪 et 京都。
Sont gentils et z’ont pas l’air d’être dangereux ronfleurs. Bon, moi, comme j’avais pu faire une sieste, je me suis permis d’aller dans le living room. Là, en attendant d’avoir accès au web pour vérifier des histoires d’hôtels plus ou moins indisponibles, j’ai choppé le Herald Tribune. Le feuilleter m’a vite pousser à reposer le journal sur la table pour quelqu’un d’autre. Et surtout, une Japonaise de sans doute un peu moins de 30 ans m’a adressé la parole, de façon habituelle, avec les questions de provenance, but du séjour, etc. Il me manquait des mots, mais ce qui était moins habituel, c’était sa façon de parler posément sans avaler de mots, et en ponctuant bien. Si je ne comprenais pas toutes les phrases, j’ai pu au moins maintenir ou plutôt suivre la conversation. On a parlé France, autres pays, voyages, etc. Parce qu’en fait, déjà, c’est une Néo-Zélandaise...
J’ai sorti ma pile de cartes postales et j’ai proposé à elle et à un kyôtoïte qui avait lâché l’ordi et rejoint la conversation. Lui, d’ailleurs, articulait tellement peu, en comparaison avec Akiko-san (chan, que sais-je), que je me tournais vers elle et parfois, elle reformulait.
Il était déjà tard, et voilà, ces gens n’ont pas tardé à aller se coucher, et moi, je vérifias encor les mails pour l’hôtel.
Le lendemain, on ne savait pas où on logeait.
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Mais on savait qu’on allait à 秋保温泉(akiuonsen). Sympathique trajet en bus. Du gros potentiel pour des parties de pêche.
Onsen très agréable. Pire que de la drogue, quant à notre état semi-léthargique à la sortie...
Par contre, temps de merde... Et nous qui avions prévu une belle étoile... On n’aurait eu qu’un beau nuage. Bref, la journée, pas terrible. On est rentrés sur Sendai et on s’est décidés pour un overnight bus to Tôkyô.
6100¥ par personne, 5h de trajet.
Finalement, pas désagréable... en comparaison aux trajets en bus pour la Pologne...
C’était trop drôle, sur la place de la gare (sur-élevée, d’ailleurs) à Sendai. En fait, on y a passé toute la soirée. De 19h à 23h50. Pierre était cho cho chooo, j’ai un peu diaboloté, et sinon, tous les trois, on a raconté un beau lot de bêtises, hahaha. Le plus amusant, c’était de voir, à un moment donné, un japonais de notre âge aborder une fille assise pas loin de nous. On croyait qu’elle attendait quelqu’un. Mais apparemment pas. Et lui, punaise, mais quel pas dégourdi XD
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On est arrivés à Tôkyô à 5h du matin, en plein jour. Beau temps. Après plusieurs détours vains pour trouver une borne web dans la 東京駅(gare de tôkyô), on s’est dits qu’on bougerait sur MinamiSenju pour retomber sur nos pattes et voir si à Juyoh il y aurait de la place. (nota : je leur avais adressé un mail le jour d’avant akiuonsen, mais depuis, je n’avais pas eu accès au web où que ce soit, donc j’n’avais pas la réponse quant à ma résa...).
Ouf, on y est, pour trois jours.
Demain, 鎌倉 (Kamakura).
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edit : photos de Sendai et Matsushima et Akiu












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